• Miserere d'Allegri par The Choir of Claire College, Cambridge, Timothy Brown

     

     

     

     


     

     

     

     

    L'antienne grégorienne Christus factus est

     


     

    When I survey

     



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  • Épisodes précédents : Sr Fausta, soeur orésienne depuis plus de vingt ans, a semé le trouble dans plusieurs couvents de Flandres et s'est fait renvoyer d'un autre en Terre Sainte. Elle échoue dans une communauté près de sa fin, joue de son charme et en devient  la supérieure. Elle accueille ses premières novices et impose au couvent un mode de vie déséquilibré. Quand des novices et une sœur conventuelle quittent le monastère, les premières plaintes parviennent aux oreilles des responsables ecclésiastiques.Pourtant le monastère continue à accueillir des candidates qui se trouvent confrontées au caractère manipulateur de leur supérieure et maîtresse des novices. Âpre au gain, elle se lance dans des projets grandioses d'agrandissement et embellissements des bâtiments. Elle développe une liturgie splendide mais trop lourde pour le mode de vie du couvent. Par ailleurs, elle néglige la santé de ses sœurs , se montre  jalouse de ses jeunes candidates et développe une curiosité malsaine dans leur façon de vivre la chasteté. Les personnes qui se présentent au noviciat sont accueillies avec complaisance et sans trop de discernement quant à leurs aptitudes et leurs motivations. C'est qu'à l'intérieur du couvent, il n'y a qu'une loi, la sienne et elle varie selon ses sautes d'humeur.

     

    Conservatisme ou ouverture ?

     

    À l'époque où Mère Fausta réside au monastère de St Hilaire, l'ordre est traversé par une crise. En effet, suite au concile Vatican II, les constitutions des orésiennes ont été mises à jour. Un groupe de religieuses polonaises les trouvent trop laxistes et se réclament de la sévérité de leur fondatrice, sainte Bertrade. Sous l'égide de Mère Leokadia, supérieure du couvent de sainte  Stanislawa, elles rédigent un directoire à adjoindre au texte approuvé par le saint siège. Ces orésiennes rencontrent un vif succès en Europe centrale et des contrées conservatrices.  On appelle familièrement ce mouvement "les  Stanislawa". Leur but est de faire approuver le directoire et de le rendre contraignant. La majorité des soeurs orésiennes le rejettent, le trouvant obsolètes et peu adapté au temps actuels. 

     

    Enfin de compte, on laisse le choix aux différents couvents orésiens. La plupart ne veulent rien adjoindre aux constitutions, une minorité opte pour le directoire de Stanislawa et forme une nouvelle congrégation au sein de l'ordre. Mère Fausta a une position claire depuis le départ. Elle se démarque ouvertement du conservatisme, des us et coutumes auxquelles elle a été contraintes durant sa formation, les génuflexions, les courbettes, les grilles garnies de piques, les tours, ces armoires cylindriques pivotant sur un axe qui servaient à faire passer des objets de l'autre côté de la clôture. Elle s'en moque et s'en rit. Ce n'est pas pour notre temps, affirme-t-elle. Son couvent ne rejoindra pas les Stanislawa.

     

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    Ce conservatisme, Mère Fausta le décrie également quand un groupe de prêtres s'installe dans la région, arborant des soutanes et des usages disparus depuis une vingtaine d'années. Mère Fausta s'en rit et plaint les curés des environs. Pourquoi rendre la religion rébarbative en prenant des airs compassés et en déterrant des rites surannés. Cela ne peut qu'éloigner les gens de la pratique, cela ne va pas remplir les églises, assure-t-elle.

     

    Elle invite les membres du conseil de l'association orésienne de la province à tenir l'une de leur réunion à St Hilaire. Mère Euphrasie, supérieure de Sainte-Gudule s'étonne de ne pas voir de grilles au chœur, pas même une barrière. Elle ne manque pas de rapporter l'incident en communauté pour s'en moquer. Quand paraît un nouveau document sur la clôture qui demande une séparation matérielle entre le chœur des sœurs et le reste de la chapelle, elle fait mettre une barrière ... entre les fidèles et le sanctuaire (l'endroit où se tient le prêtre pour dire la messe). Pas question de revenir au temps où l'on assistait à l'eucharistie à travers une grille et un voile.

     

    Cependant tel  Janus, Mère Fausta affiche un double visage. Lentement mais sûrement, elle rétablit certaines cérémonies vieillottes, qui avaient été supprimées une quinzaine d'années auparavant. Ainsi, les sœurs devront s'agenouiller avant l'office et baiser la terre au signal donné, avant de se relever pour prier la liturgie des heures. Elle impose aux novices de rester le premier quart d'heure à genoux, sans pouvoir s'asseoir sur les talons lors de la méditation. On voit les colonnes vertébrales se tordre durant cet exercice d'un autre âge et la plupart des jeunes nonnes sont davantage distraites par cette position inconfortables qu'appliquées à la méditation.

     

    Aux mêmes novices, elle loue discrètement les anciennes pratiques d'ascèse comme le port d'instrument  de pénitence : croix à pointes et même chaîne de fer. Elle vante si habilement les vertus de la discipline qu'on ne se donne plus à St Hilaire depuis belle lurette, que les jeunes nonnes se pensent obligées de lui en réclamer une pour se l'administrer.

     

     

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    Durant un carême, elle persuade les nonnes de reprendre les pénitences au réfectoire. Les plus âgées qui n'ont plus la souplesse nécessaire à la gymnastique se contenteront de porter, tour à tour, symboliquement une croix grandeur nature en bois léger. Les plus jeunes baiseront les pieds de toutes les sœurs. Fort heureusement, elle ne réitérera pas l'expérience l'année suivante, sans doute consciente que les nouvelles recrues, d'un âge plus mûr serait rebutées par ce genre de pratiques.

     

    Par contre, elle remet en usage, à la même période liturgique, l'usage du chemin de croix. A chaque novice de proposer tour à tour, au noviciat, une méditation pour chaque station. Celle-ci sera pompée de l'un ou l'autre livre de piété obsolète. Quand sœur Martine propose de simples phrases de l'évangile ou de la bible, elle se fait fusiller du regard.

     

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    D'ailleurs, se montrer trop appliquée à nourrir sa foi de livres solides est considéré comme de la présomption et de l’orgueil. Elle interdit à une novice de lire les pères de l’Église. Qu'elle attende donc d'être capitulante, qu'elle se contente de livres qui s'étalent dans une piété mièvre et sentimentale. Ce genre de bouquins, achetés régulièrement en grand nombre, remplissent la bibliothèque qu'on a bien eu soin d'agrandir. Les ouvrages traitant de révélations privées, dans la vague charismatique s'accumulent d'ailleurs sur les rayonnages.

     

    Les apparitions de la vierge dans le village yougoslave sont tenues pour argent comptant. C'est sur cette base que Mère Fausta "propose" un jour de jeûne par semaine à toute la communauté, où l'on ne prendra que de la soupe et du pain sec. Seule sœur Jacinthe se rebiffe et réclame son assiette. Mais comme elle est âgée, Mère Fausta la fait passer pour à moitié sénile et lui accorde un repas normal. Quand la conférence des évêques décrétera que rien ne permet de tenir pour surnaturel ce qui se passe dans ce coin de Bosnie-Herzégovine, Mère Fausta dira à la communauté qu'ils ont reconnu les apparitions.

     

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    Quoiqu'il en soit, Mère Fausta se pense investie de la mission de relever l'esprit de l'ordre à saint Hilaire et elle ose dire des autres couvents de la province qu'ils n'ont pas compris quel était son charisme. Elle est convaincue d'incarner ce charisme et de savoir comment mener sa barque pour faire de son couvent un vrai monastère de St Orès.

     

     Crédits photos : photos personnelles, discipline : dessin d'après capture d'écran.


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  • Le véritable nom de l'ordre est : "Ordre de l'Annonciation de la Vierge Marie" en latin Ordo de Annuntiatione Beatæ Mariæ Virginis que l'on abrévie O. Ann.M. Il fut fondé en France par une princesse, dont la vie ne correspond en rien de ce quoi rêve les petites filles en entendant ce mot magique.

     

    Je dois sourire chaque fois que je vois dans un film historique Jeanne de Valois à la cour de son père, rabrouée par ce dernier. Jeanne a très peu côtoyé son père dans sa vie. Elle ne vivait pas à la cour du vivant de celui-ci. A sa naissance, elle est déjà fiancée pour des raisons politiques comme simple pion sur l'échiquier royal. Jeanne est chétive et petite ; elle souffre d'une déviation de la colonne vertébrale et de claudication. Mais on dit qu'elle a un très joli visage. Elle reste auprès de sa mère jusqu'à l'âge de cinq ans puis son père la confie à un cousin et à sa femme. Ce couple sans enfant prend soin d'elle et ne néglige en rien son éducation. Ils lui inculquent également la piété. Jeanne développe une grande dévotion mariale.

     

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    Elle épouse, à l'âge de douze ans, son propre cousin, Louis d'Orléans. Le roi Louis XI n'assiste pas au mariage. Si Jeanne se soumet de bon cœur à la volonté paternelle, le jeune époux ne s'y plie que sous la menace. Rien ne l'attire chez sa femme. Une fois le mariage conclut, chacun retourne à ses occupations, Louis d'Orléans à sa vie de plaisir et Jeanne à sa vie de prière.  Le roi doit rappeler à l'ordre son gendre pour qu'il rende de temps à autre visite à son épouse. Les choses ne vont pas en s'améliorant à la mort de Louis XI puisque le mari de Jeanne refuse de subvenir à sa subsistance et laisse ce soin à sa soeur, Anne, la régente.

     

    Après la mort de Charles VIII, le frère de sa femme, Louis monte sur le trône de France sous le nom de Louis XII. Il s'empresse de faire déclarer nul son mariage avec Jeanne pour défaut de consentement. Cette épisode est très pénible pour la jeune femme qui se voit publiquement décriée lors du procès. Louis XII aura plus d'égard pour sa cousine qu'il n'en a eu pour son épouse. Une fois le mariage déclaré nul, il la fait Duchesse de Berry et lui octroie une rente.

    Jeanne, s'étant retirée à Bourges, poursuit ses œuvres de piété et de charité ; elle y fonde l'ordre de l'Annonciade, l'ancien nom de l'Annonciation. Son confesseur, un franciscain nommé Gabriel Maria la seconde dans cette tâche. Il rassemble quelques jeunes filles, leur enseigne les rudiments de la vie religieuse et rédige la règle selon les indications de Jeanne.

     

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    La spiritualité de l'ordre est de vivre comme Marie pour plaire à Dieu. Il met en avant les vertus mariales. Bien qu'à l'époque, la papauté refuse la fondation de nouveaux ordres religieux, le Père Gabriel Maria parvient à faire approuver cette nouvelle règle en 1502. L'année suivante ont lieu les premières vêtures, puis les premières professions.

     

    L'habit des annonciades est gris, symbole de pénitence, avec un scapulaire rouge, symbole du sang du Christ. Elles portent, en guise de ceinture, au dessus du scapulaire, une corde à dix nœuds en l'honneur des dix vertus de la vierge recensées par le père Gabriel-Maria : pureté, prudence, humilité, foi, louange, obéissance, pauvreté, patience, pauvreté, charité et compassion. Elles mettent un manteau de chœur blanc, pour l'eucharistie, les Laudes et les Vêptres, qu'elles reçoivent à la profession temporaire. Les professes perpétuelles portent une médaille représentant d'un côté la vierge à l'enfant et de l'autre Jeanne avec l'enfant Jésus.

     

    L'ordre fut très florissant en France avant la révolution. Aujourd'hui, il y compte encore quatre monastères et y accueillent des vocations. Il y a un monastère belge en pays flamand, qui résulte de la fusion de trois monastères encore existant en 1965. La moyenne d'âge y est élevée mais les nonnes y sont affables et pleine d'entrain.  C'est le seul monastère où l'habit a été modernisé. L'ordre a également une fondation au Costa Rica et une autre en Pologne.

     

    On peut trouver sur le site de l'ordre cette vidéo d'une profession perpétuelle

     


    Crédits photos : libre de droits.


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  • Je vais reprendre les informations d'un billet écrit il y a quelques temps et les publier à nouveau, ici, car on ne les trouve pas sur la toile en français, seulement en italien ou en espagnol.

     

    J'avais gardé un vague souvenir d'une lettre écrite par une novice, au début des années nonante (quatre-vingt-dix) violée lors de la guerre de Yougoslavie, une lettre très belle et émouvante. Elle circule encore dans différents médias et il ne vous sera pas difficile d'en retrouver le texte en ligne. L'ennui, c'est que, faute d'en savoir davantage, ceux qui la publient n'en indiquent pas le véritable auteur.

     

    La lettre commence par ces mots :

    "Je m'appelle Lucia Vetruse, je suis une des novices violées par les milices serbes. Je veux vous raconter ce qui m'est arrivé ainsi qu'aux sœurs Tatiana et Sandria. permettez-moi de ne pas vous donner de détails. Permettez-moi de ne pas vous donner de détails. Ce fut une expérience atroce qui ne peut être partagée qu'avec Dieu, à la volonté de qui je me suis livrée quand je me suis consacrée à lui par les trois vœux."

     

    Cette lettre fut publiée, dans certains quotidiens et, notamment, dans le journal La Croix. Quelques temps plus tard, parut un démenti : la lettre était un faux, écrite par un prêtre (de Bosnie a-t-on écrit) qui voulait sensibiliser l'opinion au sort des femmes de sa région.

    Le temps passant, ma mémoire avait du mal à retrouver certains détails qui m'aurait permis de retrouver la trace de cette histoire sur la toile. Je pensais qu'il s'agissait d'une novice croate alors qu'elle était bosniaque. Mais aujourd'hui, en introduisant d'autres termes dans un moteur de recherche, j'ai découvert, enfin, le fin mot de l'histoire.

     

    Il était une fois un prêtre, non pas bosniaque mais italien, qui avait écrit une lettre où il mettait en scène une novice bosniaque violée. La jeune nonne avait fait le choix de casser l'enchainement de la haine, d'élever l'enfant dont elle serait peut-être enceinte, en lui apprenant à aimer. Ce prêtre s'appelait monsignor Alfredo Contran et il signa la lettre de son nom d'auteur, puisqu'il s'agissait bien d'une composition littéraire.  Ce texte lui valu d'ailleurs un prix.

     

    soeur lucia vetruse,démenti,fake,faux,novice violée

    On ne sait trop comment, quelques distraits bien intentionnés oublièrent de lire le nom de l'auteur ou de le mentionner et publièrent la lettre comme s'il s'agissait d'une authentique missive, comme si cette novice avait bel et bien existé. Aussi certains se mirent même en tête de faire venir l'infortunée à Rome afin qu'elle y rencontrât le pape ! Le prêtre écrivain-journaliste ne manqua pas de relever l'erreur, mais entre temps, la lettre avait été reprise, publiée, traduite et diffusée un peu partout dans le monde. Cet "un peu partout dans le monde" ne fut pas toujours mis au courant du démenti.

    Malheureusement ce fin mot de l’histoire , je ne l'ai pas trouvé en français. Il y a bien des extraits d'un livre numérisé par Google, Poker menteur, de Michel Collon, qui cite deux passages de La libre Belgique, mais sans creuser davantage.

     

     

    Vous verrez ici la lettre publiée en espagnol avec son véritable nom d'auteur. Dans les archives du Corriere della sera (3 avril 94)(Suora bosniaca diventa madre? No, è una bufala), on lira l'interview de l'auteur de la lettre. Je suis bien incapable de vous la traduire en français, mais il y a des traducteurs automatiques en ligne qui pourront vous aider à la comprendre. Monsignor Alfredo Contran est décédé en 2007, son œuvre lui a survécu. Sur ce, concluons par l'adage italien : se non è vero è bene trovato.


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  • Le renvoi consiste à délier quelqu'un de ses vœux alors qu'il n'en a pas fait personnellement la démarche.

    Cette démarche est très rare. Je ne connais qu'un seul cas de renvoi. La supérieure d'un couvent fraichement fondé est partie "en repos" et n'en est pas revenue. Elle s'était éprise de l'architecte et elle était allée le retrouver pour vivre avec lui. Sa communauté a dû entamer une procédure de renvoi, puisque la nonne fugitive n'avait pas fait le nécessaire pour se mettre "en ordre".

     

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    Les motifs de renvoi sont expliqués ici . S'il y a abandon du catholicisme ou contraction d'un mariage même civil, le renvoi est alors automatique. 

    Can. 695 - § 1. Un membre doit être renvoyé pour les délits dont il s'agit aux cann. 1397, 1398 et 1395, à moins que pour les délits dont il s'agit au can. 1395, § 2, le Supérieur n'estime que le renvoi n'est pas absolument nécessaire et qu'il y a moyen de pourvoir autrement et suffisamment à l'amendement du membre ainsi qu'au rétablissement de la justice et à la réparation du scandale.

    En clair : (1397) pour homicide volontaire, enlèvement, coups et blessures volontaires, (1398) interruption de grossesse, et (1397) fornication. Dans ce dernier cas, on veut bien passer l’éponge si ça ne se sait pas et si le fautif promet de ne plus recommencer.

    Le canon 696 dit :

    § 1. Un membre peut aussi être renvoyé pour d'autres causes, pourvu qu'elles soient graves, extérieures, imputables et juridiquement prouvées, comme sont par exemple: la négligence habituelle des obligations de la vie consacrée; des violations répétées des liens sacrés; la désobéissance obstinée  aux prescriptions légitimes des Supérieurs en matière grave; le grave scandale causé par le comportement coupable du membre; la défense ou la diffusion obstinées de doctrines condamnées par le  magistère de l'Église; l'adhésion publique aux idéologies infectées de matérialisme ou d'athéisme; l'absence illégitime  dont il s'agit au can. 665 [. Les religieux habiteront leur propre maison religieuse en gardant la vie commune et ils ne la quitteront qu'avec la permission de leur Supérieur.  Cependant, s'il s'agit d'une absence prolongée de la maison, le Supérieur majeur, avec le consentement de son conseil et pour une juste cause, peut donner à un membre la permission de séjourner en dehors d'une maison de l'institut, mais pas plus d'un an, sauf pour des soins de santé, pour raison d'études ou d'apostolat à exercer au nom de l'institut.]

    § 2 prolongée jusqu'à un semestre; d'autres causes de gravité semblables que le droit propre de l'institut aurait déterminées.

     

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    Pour faire simple : ne pas respecter ses voeux de manière grave et répétée, causer un scandale, commettre un crime, enseigner des doctrines contraires au magistère catholique romain, quitter le monastère sans permission plus de six mois.

    Entamer une procédure de renvoi est une démarche assez pénible. En général, on préfère l'éviter tant qu'il n'y a pas de dommages pour l'institut ou pour l'intéressé. J'ai connu le cas où un religieux résidait depuis des années et sans permission en dehors de la communauté à laquelle il était rattaché. Il n'avait pas voulu quitter une cure qui lui avait été confiée précédemment et continuait à y officier comme chapelain. Comme il ne faisait de mal à personne, les supérieurs n'ont pas jugé bon de le renvoyer. Il est plus commode de persuader le principal intéressé de faire lui-même la démarche vers la sécularisation.

     

    Le religieux que l'on veut renvoyer peut, évidemment, se défendre.

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    Citons également les derniers canons :

    Can. 701 - Par le renvoi légitime prennent fin par le fait même les vœux ainsi que les droits et les obligations découlant de la profession.  Cependant, si le membre est clerc, il ne peut exercer les ordres sacrés tant qu'il n'a pas trouvé d'Évêque qui, après une mise à l'épreuve convenable selon le can. 693, le reçoive dans son diocèse ou du moins lui permette l'exercice des ordres sacrés.

    Can. 702 - § 1. Les membres qui sortent légitimement d'un institut religieux ou qui en ont été légitimement renvoyés ne peuvent rien lui réclamer pour quelque travail que ce soit accompli dans l'institut.

    § 2. L'institut gardera l'équité et la charité évangélique à l'égard du membre qui en est séparé.

    Can. 703 - En cas de grave scandale extérieur ou d'un grave dommage imminent pour l'institut, un membre peut être sur-le-champ chassé de la maison religieuse par le Supérieur majeur ou, s'il y a risque à attendre, par le Supérieur local avec le consentement de son conseil.  Le Supérieur majeur, si besoin est, aura soin d'engager la procédure de renvoi suivant le droit, ou déférera l'affaire au Siège Apostolique.

     

     

     

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    En clair, une fois sortie, l'ex-religieuse peut se marier à l'église. Le cas se complique pour l'ex-religieux : s'il est aussi prêtre, il est toujours lié par les obligations liées à la prêtrise. S'il veut en être délié, il doit demandé d'être réduit à l'état laïc. S'il veut rester prêtre et exercer son ministère, il demande à l'évêque une place dans l'évêché.

    S'il n'est pas prêtre, il se retrouve comme monsieur tout le monde.

     

    Une fois qu'on est sorti, pas question de réclamer des sous à l'institut. Dans le cas des anciennes moniales, si elles ont amené une dot, on leur rend la somme, mais sans les intérêts. A l'heure de la dévaluation, vous vous rendez compte de ce que cela peut signifier. Cependant, l'institut qu'on quitte ne peut pas vous mettre à la rue sans un sou. Il doit veiller à ce que vous ayez de quoi redémarrer dans la vie, un lieu où aller, un petit pécule, etc.

     

    Maintenant, si sœur Plectrude  a voulu mettre le feu à la maison ou si frère Chrodegang a poursuivi un autre   partout dans la maison avec un couteau pour l'assassiner, on les met à la porte directement et on s'occupe des procédures après.

     

    Crédits photos : photos personnelles photo libre de droits,  gif animé film"Ici bas"


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