• 16/03/2013
     

     


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  • Comme toujours, l'histoire que vous allez lire est vraie, seuls les noms ont été changés pour préserver la réputation des innocents.

     

    Pour ne pas jeter le discrédit sur un ordre religieux qui a souffert et souffre toujours de la situation, nous l'appellerons ordre de St Ores, un saint qui n'existe pas.

     

    Sr Fausta, soeur orésienne depuis près de vingt ans, a semé le trouble dans plusieurs couvents de Flandres et s'est fait renvoyé d'un autre en Terre Sainte. Elle échoue dans une communauté près de sa fin, joue de son charme et en devient  la supérieure. Elle accueille ses premières novices et impose au couvent un mode de vie déséquilibré. Une relation trouble la lie à l'une d'elle , Alexandra, à qui elle confie prématurément, pas mal de responsabilités. Des novices et une soeur conventuelle préfère quitter le monastère et les premières plaintes parviennent aux oreilles des responsables ecclésiastiques.

     

    dérive sectaire

     

    Nous sommes au milieu des années 80. Mère Fausta commence à se faire une réputation sulfureuse au sein de l'association des soeurs orésiennes de Belgique francophone. La vieille supérieure qu'elle avait remplacée est devenue sénile et malade. Elle est décédée au terme d'une longue hospitalisation. On reproche à Mère Fausta de ne pas avoir rendu visite à la vieille religieuse, de ne pas avoir mentionné sur le faire-part sa communauté d'origine. Malheureusement, l'association francophone ne pense pas à prendre ses renseignements en Flandres. Il faut dire que là, les monastères n'ont pas formé d'association semblable. La branche masculine y est encore vivante et elle fait office de lien, par le biais d'animation spirituelle, entre les monastères féminins. Quand Ria et Magda reviennent en Flandres, elles ne manquent pas de raconter ce qu'elles ont vécu à Saint-Hilaire, le favoritisme dont bénéficie Alexandra, ses crises de colère, les excès de travail, au détriment de la santé et surtout le caractère susceptible et versatile de Mère Fausta. 

     

     

    Malgré les efforts du père Bavo, Mgr Lebouc a empêché la conclusion de la visite canonique d'arriver jusqu'à Rome, histoire d'étouffer le scandale. Il essaie de limiter les dégâts. Quand il apprend que Marie-Noëlle désire commencer un noviciat à Saint-Hilaire, il s'arrange pour la rencontrer et s'emploie à l'en décourager. La jeune fille ne comprend pas ses raisons. Elle a pour accompagnateur spirituel le père Melchior, supérieur d'une communauté proche de Saint-Hilaire, le prieuré Saint-Martin. Ce bon père est tombé sur le charme de Mère Fausta, il ne veut pas ajouter foi aux rumeurs qui circulent à son sujet dans les milieux religieux.

    dérive sectaire

     

    Martine, elle, se confie à une religieuse apostolique. Celle-ci a eu vent de l'affaire de la soeur épuisée qu'on a déposée à l'hôpital et qui s'est confiée à la maîtresse des novices de Sainte-Barbe, Mère Louise. Elle en touche un mot à Martine qui ne peut pas la croire. Mère Fausta ne lui a jamais parlé de cette novice, Martine pense à une rumeur sans fondement. C'est que cette soeur a quitté la communauté avant que Martine n'entre en contact avec elle. Quand la jeune fille se rend à Sainte-Barbe, dans le seul but de confirmer son choix pour Saint-Hilaire, elle recontre Mère Louise qui tente de lui expliquer que la vie à Saint-Hilaire n'est pas vraiment la vie orésienne. Martine pense que la maîtresse des novices veut l'attirer dans son couvent et se promet de ne plus remettre les pieds là-bas.

     

    Entre temps, Mère Fausta a réussi à se faire réélire au poste de supérieure. C'est que les capitulantes, les soeurs avec droit de vote, n'ont pas vraiment le choix. Les jeunes soeurs sont encore au noviciat, et les plus âgées ne se sentent pas de taille. Et puis, malgré ses prétentions autoritaires enrobées de protestation de bonnes intentions, Mère Fausta dispose toujours de son capital séduction. Le charme, l'aura qu'elle dégage, fait qu'on finit par lui céder et à reconnaître des fautes qui n'ont jamais existé que dans la tête de la supérieure mégalomane et paranoiaque.

    dérive sectaire

     

    Même Mgr Lebouc ne peut qu'entériner cet état de fait. Il va même jusqu'à appuyer la demande de dispense, pour la succession de mandat. En effet, chez les orésiennes, on ne peut pas en accumuler plus de trois, de trois ans chacun.

     

    Une des anciennes, Soeur Agnès, qui est fille unique, a dû prendre un long congé hors monastère pour assister ses vieux parents dans leurs derniers moments. A peine l'enterrement terminé, Mère Fausta la convoque et lui parle de la vente de la maison familiale. C'est qu'il lui faut des fonds pour financer la rénovation du couvent. Soeur Agnès découvre le manque de délicatesse et l'appât du gain de sa supérieure. Mais que peut faire la pauvre nonne, sinon rejoindre son couvent ? Tout son héritage sera englouti dans les travaux démesurés que va entreprendre sa supérieure.

     

    Crédits photos : Don Camillo, monseigneur ; La vera storia della  monaca di Monza, capture d'écran.

     

     

    Episode 1 , épisode 2épisode 3épisode 4épisode 5,  épisode 6

     

     


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  •  (rédigé le 10/03/2013)

    Plutôt que d'éditer ma dernière note pour lui insérer ces précisions, je préfère les mettre dans ce petit billet.

     

     

    Le premier couvent de Suzanne

     

    Le premier couvent où Suzanne est placée comme pensionnaire est appelé "Sainte-Marie". Il s'agirait, selon certains commentateurs, de la visitation sainte Marie. L'ordre de la Visitation vaut bien la peine qu'on s'y attarde. Il est fondé par l'évêque de Genève, François de Sales, une jeune veuve Françoise de Chantal et ses compagnes.

     

    Au point de départ, les religieuses avaient pour mission d'aller visiter et de réconforter les pauvres et les malades. Mais, à l'époque, on voit d'un mauvais oeil que des religieuses sortent de leur couvent. Malgré tous ses efforts, François de Sales se voit contraint d'accepter, pour ce nouvel ordre, une clôture papale, bien loin de son projet initial. Les nonnes seront cloîtrées et vouées à la contemplation. Cependant, cette nouvelle famille religieuse garde tout de même la particularité d'accueillir des femmes âgées, de santé fragile ou handicapées. Les soeurs suivent la règle de saint Augustin.

     

    Temple_Sainte-Marie_rue_Saint-Antoine_4.jpg

     

    Dans certains monastères, les visitandines se mettent à accueillir des pensionnaires et tiennent école au sein de leur clôture.  Ce type d'activités semble avoir pris fin avec le concile Vatican II. Il y a eu un couvent de la Visitation à Paris qui  fut fermé puis démoli à la révolution française. Seul en subsiste l'ancienne chapelle qui a été affectée au culte protestant en 1802.

     

    L'habit est décrit ainsi dans les constitutions originelles: une robe noire, coupée comme un sac, mais assez ample pour former des plis à la taille, une ceinture, des manches d'une largeur qui permet d'y cacher ses mains, une guimpe de type barbette, un bandeau noir et un voile noir.

    Elles portent également une croix d'argent passée à un ruban. La guimpe est carrée, elle est fixée aux épaules, sans doute par des épingles, elle ne balotte pas de droite à gauche. Il n'y a pas de scapulaire. 

     

    religieuse de diderot

    religieuse de diderot

     

     

    Rivette garde un seul costume pour tout le film. C'est que la trame prime sur le reste, les décors et les costumes passent à l'arrière-plan. Nicloux garde deux couvents sur les trois et compose un habit de son cru, éloigné de ce qu'un oeil averti peut considérer comme plausible.

     

    Les costumes sont, non seulement fantaisistes, mais en plus ils sont mal portés. Il est vrai que, du temps de Rivette ou de Zinnemann, les quidams avaient l'habitude de croiser des nonnes en grand habit, certains détails devaient aller de soi. Un scapulaire à bretelles doit être tenus aux épaules par des épingles pour l'empêcher de balloter. Une barbette rectangulaire doit être fixée également par des épingles pour rester parallèle aux épaules et ne partir de travers quand la religieuse penche la tête.

     

    religieuse de diderot

     

    religieuse de diderot

    Les voiles des religieuses du premier couvent sont souvent mal posés. Un voile n'est pas fait pour couvrir les clavicules et descendre sur la poitrine, on le laisse pendre vers l'arrière, il ne dépasse généralement pas l'épaule, même s'il est très long. Dans le film de Nicloux, on a parfois l'impression que les nonnes portent un linge posé n'importe comment sur la tête. Une fois sur deux, il est mal agencé. Un voile qui vient trop en avant est une gêne pour les mouvements des bras. 

          religieuse de diderot,nicloux

     

    Le scapulaire qui va d'un côté, la guimpe de l'autre, le voile qui tombe n'importe comment et les bras ballants, ça ne présente pas très bien sur une nonne censée incarner le modèle de la bonne religieuse. Il faut savoir que le "désordre dans la tenue" constituait une coulpe, une faute extérieure dont il fallait s'accuser au chapitre, à l'époque.

     

    Déhabillage ou pas ?

     

    Voici le texte :

    Et à l’instant je leur tendis les bras. Ses compagnes s’en saisirent. On m’arracha mon voile ; on me dépouilla sans pudeur. On trouva sur mon sein un petit portrait de mon ancienne supérieure ; on s’en saisit : je suppliai qu’on me permît de le baiser encore une fois ; on me refusa. On me jeta une chemise, on m’ôta mes bas, on me couvrit d’un sac, et l’on me conduisit, la tête et les pieds nus, à travers les corridors.

     

    Dépouiller signifie bien "déshabiller" à cette époque, et pudeur a le même sens qu'aujourd'hui. Faut-il en déduire que Diderot signifie qu'on a mis Suzanne dans le plus simple appareil ? Sein peut avoir le sens qu'il a aujourd'hui, il peut aussi désigner la région de la poitrine. Cette partie du corps est-elle entièrement nue pour autant ? Je le rappelle, on dit des personnes en chemise qu'elles sont nues, en ce temps-là.  Il est vrai qu'on jette ensuite une chemise à Suzanne, ce qui laisse entendre qu'on lui aurait ôté celle qu'elle avait — au XVIIIe siècle les femmes ne portent rien en dessous de la chemise. Mais elle pourrait très bien serrer celle dont on l'a dépouillé tout contre elle. Et pourquoi attend-on qu'elle ait passé cette chemise pour lui ôter ses bas, tant qu'à faire ? Il aurait fallu poser la question à Diderot pour en être sûr.  Ceci dit, le déshabillage intégral relève bien plus du phantasme que de la réalité.  D'ailleurs, dans la scène où Diderot décrit la discipline en public, la communauté voit Suzanne de dos  et elle ne se découvre que jusqu'à la ceinture.

     

    Les conventions de l'époque empêchent Rivette, qui s'est fait censuré pour moins que ça, de montrer ou même de suggérer une telle mise à nu. Nicloux flirte avec les prises de vue lascives, les chemises translucides et la mise à nu de Suzanne.

     

     

     

    Crédits photos: temple du marais : Clelie Mascaret, creative commons; La religieuse, Nicloux, le pacte, capture d'écran.


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  • Le premier couvent de Suzanne

     

    Le premier couvent où Suzanne est placée comme pensionnaire est appelé "Sainte-Marie". Il s'agirait, selon certains commentateurs, de la visitation sainte Marie. L'ordre de la Visitation vaut bien la peine qu'on s'y attarde. Il est fondé par l'évêque de Genève, François de Sales, une jeune veuve Françoise de Chantal et ses compagnes.

    Au point de départ, les religieuses avaient pour mission d'aller visiter et de réconforter les pauvres et les malades. Mais, à l'époque, on voit d'un mauvais oeil que des religieuses sortent de leur couvent. Malgré tous ses efforts, François de Sales se voit contraint d'accepter, pour ce nouvel ordre, une clôture papale, bien loin de son projet initial. Les nonnes seront cloîtrées et vouées à la contemplation. Cependant, cette nouvelle famille religieuse garde tout de même la particularité d'accueillir des femmes âgées, de santé fragile ou handicapées. Les soeurs suivent la règle de saint Augustin.

     

    Temple_Sainte-Marie_rue_Saint-Antoine_4.jpg

     

     

     

    Dans certains monastères, les visitandines se mettent à accueillir des pensionnaires et tiennent école au sein de leur clôture.  Ce type d'activités semble avoir pris fin avec le concile Vatican II. Il y a eu un couvent de la Visitation à Paris qui  fut fermé puis démoli à la révolution française. Seul en subsiste l'ancienne chapelle qui a été affectée au culte protestant en 1802.

    L'habit est décrit ainsi dans les constitutions originelles: une robe noire, coupée comme un sac, mais assez ample pour former des plis à la taille, une ceinture, des manches d'une largeur qui permet d'y cacher ses mains, une guimpe de type barbette, un bandeau noir et un voile noir.

    Elles portent également une croix d'argent passée à un ruban. La guimpe est carrée, elle est fixée aux épaules, sans doute par des épingles, elle ne balotte pas de droite à gauche. Il n'y a pas de scapulaire. 

     

    religieuse de diderot

     

    religieuse de diderot

     Rivette garde un seul costume pour tout le film. C'est que la trame prime sur le reste, les décors et les costumes passent à l'arrière-plan. Nicloux garde deux couvents sur les trois et compose un habit de son cru, éloigné de ce qu'un oeil averti peut considérer comme plausible.

    Les costumes sont, non seulement fantaisistes, mais en plus ils sont mal portés. Il est vrai que, du temps de Rivette ou de Zinnemann, les quidams avaient l'habitude de croiser des nonnes en grand habit, certains détails devaient aller de soi. Un scapulaire à bretelles doit être tenus aux épaules par des épingles pour l'empêcher de balloter. Une barbette rectangulaire doit être fixée également par des épingles pour rester parallèle aux épaules et ne partir de travers quand la religieuse penche la tête.

     

     

    religieuse de diderot

     

     

     

    religieuse de diderot

     

    Les voiles des religieuses du premier couvent sont souvent mal posés. Un voile n'est pas fait pour couvrir les clavicules et descendre sur la poitrine, on le laisse pendre vers l'arrière, il ne dépasse généralement pas l'épaule, même s'il est très long. Dans le film de Nicloux, on a parfois l'impression que les nonnes portent un linge posé n'importe comment sur la tête. Une fois sur deux, il est mal agencé. Un voile qui vient trop en avant est une gêne pour les mouvements des bras. 

     

          religieuse de diderot,nicloux

     Le scapulaire qui va d'un côté, la guimpe de l'autre, le voile qui tombe n'importe comment et les bras ballants, ça ne présente pas très bien sur une nonne censée incarner le modèle de la bonne religieuse. Il faut savoir que le "désordre dans la tenue" constituait une coulpe, une faute extérieure dont il fallait s'accuser au chapitre, à l'époque.

     

    Déhabillage ou pas ?

     Voici le texte :

    Et à l’instant je leur tendis les bras. Ses compagnes s’en saisirent. On m’arracha mon voile ; on me dépouilla sans pudeur. On trouva sur mon sein un petit portrait de mon ancienne supérieure ; on s’en saisit : je suppliai qu’on me permît de le baiser encore une fois ; on me refusa. On me jeta une chemise, on m’ôta mes bas, on me couvrit d’un sac, et l’on me conduisit, la tête et les pieds nus, à travers les corridors.

     Dépouiller signifie bien "déshabiller" à cette époque, et pudeur a le même sens qu'aujourd'hui. Faut-il en déduire que Diderot signifie qu'on a mis Suzanne dans le plus simple appareil ? Sein peut avoir le sens qu'il a aujourd'hui, il peut aussi désigner la région de la poitrine. Cette partie du corps est-elle entièrement nue pour autant ? Je le rappelle, on dit des personnes en chemise qu'elles sont nues, en ce temps-là.  Il est vrai qu'on jette ensuite une chemise à Suzanne, ce qui laisse entendre qu'on lui aurait ôté celle qu'elle avait — au XVIIIe siècle les femmes ne portent rien en dessous de la chemise. Mais elle pourrait très bien serrer celle dont on l'a dépouillé tout contre elle. Et pourquoi attend-on qu'elle ait passé cette chemise pour lui ôter ses bas, tant qu'à faire ? Il aurait fallu poser la question à Diderot pour en être sûr.  Ceci dit, le déshabillage intégral relève bien plus du phantasme que de la réalité.  D'ailleurs, dans la scène où Diderot décrit la discipline en public, la communauté voit Suzanne de dos  et elle ne se découvre que jusqu'à la ceinture.

    Les conventions de l'époque empêchent Rivette, qui s'est fait censuré pour moins que ça, de montrer ou même de suggérer une telle mise à nu. Nicloux flirte avec les prises de vue lascives, les chemises translucides et la mise à nu de Suzanne.

     Crédits photos: temple du marais : Clelie Mascaret, creative commons; La religieuse, Nicloux, le pacte, capture d'écran.


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  • Miserere, d'Allegri


     

    Ps 51  Au chef des chantres. Psaume de David. 2 Lorsque Nathan, le prophète, vint à lui, après que David fut allé vers Bath-Schéba.
    3 O Dieu! aie pitié de moi dans ta bonté;
    Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions;
    4 Lave-moi complètement de mon iniquité,
    Et purifie-moi de mon péché.
    5 Car je reconnais mes transgressions,
    Et mon péché est constamment devant moi.
    6 J’ai péché contre toi seul,
    Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux,
    En sorte que tu seras juste dans ta sentence,
    Sans reproche dans ton jugement.
    7 Voici, je suis né dans l’iniquité,
    Et ma mère m’a conçu dans le péché.
    8 Mais tu veux que la vérité soit au fond du cœur:
    Fais donc pénétrer la sagesse au-dedans de moi!
    9 Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur;
    Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.
    10 Annonce-moi l’allégresse et la joie,
    Et les os que tu as brisés se réjouiront.
    11 Détourne ton regard de mes péchés,
    Efface toutes mes iniquités.
    12 O Dieu! crée en moi un cœur pur,
    Renouvelle en moi un esprit bien disposé.
    13 Ne me rejette pas loin de ta face,
    Ne me retire pas ton Esprit saint.
    14 Rends-moi la joie de ton salut,
    Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne!
    15 J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent,
    Et les pécheurs reviendront à toi.
    16 O Dieu, Dieu de mon salut! délivre-moi du sang versé,
    Et ma langue célébrera ta miséricorde.
    17 Seigneur! ouvre mes lèvres,
    Et ma bouche publiera ta louange.
    18 Si tu avais voulu des sacrifices, je t’en aurais offert;
    Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.
    19 Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé:
    O Dieu! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit.
    20 Répands par ta grâce tes bienfaits sur Sion,
    Bâtis les murs de Jérusalem!
    21 Alors tu agréeras des sacrifices de justice,
    Des holocaustes et des victimes tout entières;
    Alors on offrira des taureaux sur ton autel.


     

    When I survey the wondrous cross
    On which the Prince of Glory died,
    My richest gain I count but loss,
    And pour contempt on all my pride.

    Forbid it, Lord, that I should boast,
    Save in the death of Christ my God,
    All the vain things that charm me most,
    I sacrifice them to His blood.

    See from His head, His hands, His feet,
    Sorrow and love flow mingled down,
    Did e'er such love and sorrow meet,
    Or thorns compose so rich a crown?

    His dying crimson, like a robe,
    Spreads o'er His body on the tree;
    Then I am dead to all the globe,
    And all the globe is dead to me.

    Were the whole realm of nature mine,
    That were a present far too small;
    Love so amazing, so divine,
    Demands my soul, my life, my all.

     



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